mardi 23 septembre 2008

Le grand oral au Parti Socialiste.


En vue du 75ème Congrès du PS à Reims du 6 novembre, pour la succession de François Hollande au poste de Premier Secrétaire, les leaders du Parti socialiste présentent cet après-midi, à 17h lors d'un Conseil National de synthèse à la maison de la Mutualité (Paris 5ème) les différentes motions. On en dénombre pas moins de six, contre cinq lors du dernier congrès du Mans en 2005. Signe pour les uns du morcellement grandissant du premier parti d'opposition, ou au contraire de pluralisme pour les autres. C'est donc l'occasion de faire un bref rappel des forces en présence.

La première motion est celle du maire de Paris Bertrand Delanoe. Le favori des sondages a clairement conditionné sa démarche de conquete du parti, comme préalable à une éventuelle candidature pour l'élection présidentielle de 2012. En outre, il dispose notament du soutien des anciens Premier ministre Lionel Jospin et Michel Rocard, mais surtout celui de l'actuel Premier Secrétaire François Hollande ayant déclaré dans les colones du Parisien avoir fait "le choix de la cohérence et du renouvellement" alors que pour certains cet appui confère à monsieur Delanoe, l'image d'un candidat du "statu quo".

Une seconde ligne, réunissant les partisans de Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, Arnaud Montebourg, Jack Lang et la puissante Fédération socialiste du Nord, est enmenée par Martine Aubry pour une "tentative de dépassements des tendances". Les détracteurs de la maire de Lille, parlent eux de "bric-à-brac hétéroclite".

Ségolène Royal, en baisse dans les sondages, lachée depuis le lendemain de l'élection présidentielle par ses principaux soutiens, conduira quand à elle une motion soutenue par le maire de Lyon Gérard Colomb, le maire d'Evry Manuel Valls et Vincent Peillon. La candidate de 2007 a opté pour un changement de stratégie après avoir déclaré "mettre au frigo" ces intentions de candidature en 2012.

A la gauche de la gauche du parti, on retrouve l'euro-député Benoit Hamon qui présentera une motion avec l'appui du député des Landes Henri Emmanuelli et du sénateur Jean Luc Mélenchon. Deux autres motions plus minoriataires seront également présentées, "le Pole Ecologique" et "Utopia".

Enfin, le suspense demeure autour de Pierre Moscovici, le premier pourtant à s'etre porté candidat, qui laisse toujours planer le doute sur un ralliement à l'un des trois ténors (Aubry, Delanoe, Royal) ou à une motion "en solo".

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