vendredi 26 septembre 2008

Et sinon pour le déficit? Bah on creuse...

C'est aujourd'hui qu'est présenté en Conseil des ministres, le projet de loi sur le Budget, par Eric Woerth. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les promesses de stablisation de la dette publique par le candidat Sarkozy, ne seront vraisemblablement pas réalisées sous la Présidence Sarkozy. En effet, en ayant misé sur des prévisions de croissance de 1,7 à 2% pour 2008, Bercy s'est quelque peu "enflammé". Le taux de croissance réel ne sera que de l'ordre d'1%. Une erreur de calcul qui équivaut quand meme à 5 milliards de recttes fisclaes en moins (impots sur les sociétés et impots sur le revenu). C'est ainsi que le déficit de l'Etat, passerait de 49,4 milliards en 2008 (au dessus des prévisions initiales) à 52,1 milliards d'euros en 2009. Le déficit public ne diminuera donc pas, au contraire, la dette devrait s'élever à 66% du PIB, au grand damne de la Commission européenne, qui voit s'éloigner de plus en plus les engagements de la France de rééquilibrage des finances publiques à l'horizon 2012.
Pourtant il est clair que le gouvernement, sans vouloir le nommer, mène un véritable plan de rigueur en matière de dépenses publiques. Pour preuve le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite voulu par la droite. 30600 postes de la fonction publique seront ainsi supprimés en 2009. L'Etat compte aussi rogner sur l'aide financière aux collectivités territoriales, sur lesquelles il sera toujours possible par la suite de faire peser une éventuelle augmentation de la fiscalité locale, 20 des 22 régions étant dirigées par la gauche...

Toutefois, que l'on se rassure en se disant que s'il y'a une promesse que le Président Sarkozy, aura tenue c'est bien celle du beau paquet fiscal (détaxation des heures supplémentaires, suppression des droits de succession, éxoneration partielle de l'ISF et bouclier fiscal à 50% des revenus) se privant par la meme occasion d'une marge de manoeuvre de 14,8 milliards d'euros. Alors certe il y'a le refrain de la crise fiancière américaine et ses riques de contagion à la France si bien rabaché hier à Toulon mais bon...

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