jeudi 10 septembre 2009

Silvio...macro?


Après les affaires Noemi Letizia, et Patrizia D'Addario, il semblerait que "papounet" est de nouveau frapper. Le Corriere Della Sera, et La Stampa, ont publié, mercredi 9 septembre, des extraits d'interrogatoires de l'homme d'affaires, Giancarlo Tarantini, un proche de Silvio Berlusconi, inculpé pour corruption.
M. Tarantini affirme avoir fait venir une trentaine de femmes, dont certaines rétribuées 1 000 euros, pour des "prestations sexuelles", à la demande de M. Berlusconi, lors de fêtes données par le Président du Conseil, à Rome, et en Sardaigne, entre septembre 2008, et janvier 2009.
Pourtant affaibli par divers scandales sexuels, et malgré la crise, la côte de popularité du cavaliere reste élevée. Avec le soutien de 50% des Italiens, il, demeure l'un des dirigeants européens le plus populaire dans son pays. Un "succès" que Silvio Berlusconi s'explique simplement..."Je pense que les italiens se reconnaissent en moi : je suis un des leurs, j'ai été pauvre, je m'intéresse aux choses qui les intéressent, j'aime le football, j'ai le sourire, j'aime les autres et par-dessus tout les belles femmes". Loin d'être évident que ces déclarations apaisent un Vatican choqué par les dérapages à répétition, et qui pourrait entraîner avec lui, tout un pan de l'électorat conservateur.

22! Voilà Roger...

Roger Federer s'est qualifié pour sa 22ème demi-finale consécutive en Grand Chelem! Le numéro un mondial a disposé, en quatre sets (6-0, 6-3, 6-7(6), 7-6(6)), du suédois Robin Söderling, qu'il avait déjà battu en finale de Roland Garros.
Le suisse retrouvera dans le dernier carré, la tête de série numéro quatre, le serbe Novak Djokovik, tombeur de l'espagnol Fernando Verdasco (7-6, 1-6, 7-5, 6-2).

Nicolas Sarkozy fixe la taxe carbone à 17 euros la tonne


Nicolas Sarkozy a annoncé, jeudi 10 septembre, en marge d'un déplacement à Culoz (Ain), une taxe carbone fixée à 17 euros, par tonne de CO2 rejetée. Celle-ci s'appliquera dès 2010, et concernera les énergies fossiles, à savoir, pétrole, gaz, charbon, mais pas l'électricité.
La taxe carbone s'appliquera à tous les ménages, et aux entreprises, exception faites à celles déjà soumises au système de quotas européen.
En outre, le chef de l'État a annoncé que cette nouvelle fiscalité écologique, n'entrainerait pas une hausse des prélèvements obligatoires. Ainsi, les ménages recevront une compensation, qui prendra la forme d'une réduction d'impôt, ou d'un chèque vert de 116 euros, pour les foyers non imposables. Pour les ménages ruraux qui n'ont pas accès aux transports en commun, une prime complémentaire est prévue.
En revanche, pas de contrepartie pour les entreprises. Le Président de la République a estimé que le surcoût de la taxe carbone, serait compensé par la suppression de la taxe professionnelle. Des discussions seront toutefois engagées, avec les secteurs les plus touchés par la fiscalité verte, comme la pêche, les transports, ou l'agriculture.
Initialement fixée à 32 euros la tonne par la commission Rocard, puis ramenée à 14 euros du côté de Matignon, le montant de 17 euros finalement annoncé par Nicolas Sarkozy, devrait générer 4,3 milliards de recettes par an pour l'État.

mercredi 9 septembre 2009

Barack Obama devant le congrès pour défendre la réforme du système de santé


C'est peut-être le discours le plus important de Barack Obama depuis son investiture. Le Président américain, doit s'exprimer, ce soir, devant le Congrès pour défendre la très controversée réforme du système d'assurance-maladie. Présentée comme un engagement phare de la campagne Obama, cette mesure doit permettre l'accès aux soins à 47 millions d'Américains, sans couverture médicale.
Si M. Obama souhaite aboutir à un consensus, et à l'adoption d'un projet de loi avant la fin de l'année, dans les faits cela risque d'être compliqué. Après la virulente campagne républicaine, qui a dénoncé la réforme du système de santé comme un "projet socialiste", la côte du Président des États-Unis est descendu à 50% durant cet été. 51% des Américains sont désormais défavorables à la création d'une assurance-maladie publique. Dans le camp démocrate, l'heure n'est pourtant pas à l'union sacré. Des voix s'élèvent contre un projet dont le coût est estimé à 1 000 milliards de dollars sur dix ans, alors que la déficit des États-Unis ne cesse de se creuser.
Ce bras-de-fer idéologique, constitue certainement le premier vrai test pour l'administration Obama. Sans consensus sur l'assurance-maladie, difficile en effet de savoir quel sort sera réservé à d'autres chantiers majeurs du Président, comme la politique environnementale, ou la régulation des marchés financiers.

mardi 8 septembre 2009

Taxe carbone : Fillon envisage une baisse de l'impôt sur le revenu

Alors qu'il s'exprimait devant les parlementaires UMP, mardi 8 septembre, François Fillon a laissé entendre qu'il envisageait une baisse de l'impôt sur le revenu pour compenser la future taxe carbone. Selon Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, il s'agirait "d'une des pistes privilégiées" par le Premier ministre.
Ces déclarations interviennent alors que la polémique fait rage autour du montant de la taxe. Initialement fixée à 32 euros la tonne de CO2 par la Commission Rocard, puis ramenée à 14 euros par le chef du gouvernement.

Le Brésil entame des négociations pour l'achat de 36 avions Rafale

Le Brésil va entrer en négociations pour l'achat de 36 avions de combat Rafale. L'annonce a été faite lundi 7 septembre, suite à la visite officielle du président Nicolas Sarkozy.
Si les discussions aboutissent, il s'agirait de la première vente de l'appareil fabriqué par Dassault Aviation, hors France. Un contrat estimé entre "4,5 et 5 milliards d'euros" par l'Élysée.
Pour remporter la mise face à ses concurrents Suédois et Américains, la France a promis d'importants transferts de technologie, notamment en matière d'assemblage, pour aboutir à terme, à la fabrication du Rafale par le Brésil. En outre, l'État français a passé commande d'une dizaine d'avions de transport militaire brésilien KC 390.
Ces négociations viennent renforcer "le partenariat stratégique de défense" conclu en décembre 2008, entre les deux pays.

mardi 30 septembre 2008

Election US : Obama sort vainqueur du premier duel télévisé.


Vendredi soir, après des jours de suspense quand à la venue ou non de John McCain, a finalement eu lieu le premier face à face télévisé entre les deux candidats à la Maison Blanche, à Oxford dans l'Etat du Mississippi. Durant près de 90 minutes, Les discussions entre le démocrate Barack Obama et son rival républicain ce sont essentiellement concentrées sur la sécurité et la politique extérieure des Etats-Unis. Le sénateur de l'Arizona, John McCain a voulu mettre en avant son expérience en terme de politique internationale, allié à une stratégie de remise en cause des capacités et de la jeunesse du candidat démocrate en déclarant "je ne pense pas que le sénateur Obama ait l'expérience et le savoir pour etre Président des Etats-Unis". Le sénateur de l'Illinois a comme à son habitude joué de son coté la carte du changement et de l'avenir, en se disant capable de restaurer l'image des Etats-Unis à travers le monde. Le candidat démocrate a en outre plaidé pour l'indépendance énergétique des Etats-Unis en favorisant les énergies renouvelables (priorité de campagne pour Obama au meme titre que la généralisation d'un système d'assurance santé). John McCain propose lui la construction d'un parc de 45 centrales nucléaires d'ici à l'horizon 2030.

Les deux candidats ont toutefois soigneusement esquivé les questions sur le plan Paulson de sauvetage bancaire, d'un montant de 700 milliards de dollars, très impopulaire.

A la sortie de ce débat suivi par environ un tiers des américains, les deux camps ont respectivement clamé leur victoire. Cependant, l'institut de sondage Gallup, a publié samedi une enquete d'opinion donnant cinq points d'avance à Barack Obama dans les intentions de vote (49% contre 44% en faveur de McCain). Ce sondage laisse supposer que le candidat démocrate est le vainqueur de ce premier débat. Une impression renforcée par une enquete auprès des électeurs indécis qui sont 39% à penser que le sénateur de l'Illinois a remporté ce débat, contre 24% pour John McCain.

Le camp démocrate disposerait donc d'une longueur d'avance. De plus il faut bien le dire, la crise financière américaine avantage Obama, jugé plus apte à relever l'économie par l'opinion publique. Prochain épisode, jeudi avec l'unique face à face entre les colistiers, Joseph Biden (Obama) et Sarah Palin (McCain).